Comment bien choisir son télescope ?

Si vous avez déjà commencé à effectuer des recherches pour l’achat de votre premier télescope, vous avez dû vite vous rendre compte de la complexité de la tâche. 

Le choix est énorme, on est mitraillé de termes techniques dont on ne connaît pas forcément la signification. Bref, on se sent très rapidement perdu.

En plus de cela, ces appareils coûtent cher, alors mieux vaut ne pas se tromper. 

Pour choisir en connaissance de cause, vous devez savoir deux choses. Comment fonctionne un télescope (cela vous sera de toute façon utile pour apprendre à vous en servir par la suite), et comment vous comptez l’utiliser.

C’est pour cela que je vais commencer par vous expliquer rapidement ce qui compose un télescope et comment tout cela fonctionne. Je pourrais ensuite vous guider pour faire votre sélection en fonction de l’emploi que vous en ferez.

En effet, il existe deux catégories d’astronomie amateur : le visuel et l’astrophotographie, et deux types d’observations : le planétaire (la lune et les planètes) et le ciel profond (nébuleuses, galaxies, amas d’étoiles…). Vous devrez donc vous demandez : quelles observations vais-je faire avec mon télescope ? (Cliquez sur le lien pour avoir une réponse plus détaillée à cette question.)

Ah… juste avant de commencer, je me dois de vous rappeler un point, même s’il semble évident : vous ne devez JAMAIS observer le Soleil sans filtre prévu à cet effet. Vous savez déjà que le regarder à l’œil nu est dangereux, alors imaginez avec un télescope !

Maintenant que c’est dit, c’est parti ! Faisons ensemble le tour des différentes possibilités qui s’offrent à vous.

Fonctionnement d’un télescope

Voyons d’abord les éléments qui le composent.

télescope explication

L’oculaire

oculaireL’oculaire est l’objet sur lequel vous placez votre œil pour observer. Il est lui-même posé sur un porte-oculaire. 

C’est un accessoire, dans le sens où il peut être changé. Généralement, un ou plusieurs oculaire(s) sont fournis avec le télescope. Mais vous pourrez en acheter de nouveaux par la suite pour compléter votre panoplie.

C’est un des éléments qui permet de définir le grossissement. Pour cela, il possède une propriété que l’on appelle la focale.

Je vous expliquerai comment calculer le pouvoir grossissant une fois que nous aurons abordé la focale du télescope.

Le diamètre

Le diamètre (aussi appelé ouverture) correspond au diamètre du tube (ou plus précisément du miroir ou de la lentille se trouvant à l’intérieur de celui-ci). 

Comme pour un appareil photo, plus l’ouverture est grande, plus vous pourrez récolter de lumière et obtenir des images détaillées. Vous pourrez également observer des objets peu brillants du ciel profond tels que des galaxies, des nébuleuses ou encore des amas d’étoiles.

La focale

La focale du télescope est la distance que parcourt la lumière entre le centre de la lentille (ou du miroir) et l’endroit où les rayons lumineux convergent en un point. 

Plus la longueur focale est grande, plus l’optique possède un pouvoir grossissant élevé.

Alors non, cela ne veut pas forcément dire que plus l’appareil sera long et plus il bénéficiera d’un fort grossissement. Les télescopes utilisent des jeux de miroir pour agrandir cette distance à l’intérieur du tube. 

Nous verrons cela lorsque je vous présenterai les différents types qui existent.

schéma tube télescope

Calculs

Le nom d’un télescope est toujours accompagné de deux chiffres, par exemple 130/900. Le premier correspond au diamètre, le second à la focale. Les deux valeurs s’expriment en mm.

Comme je vous le disais juste avant, pour calculer le pouvoir grossissant, vous avez besoin de la focale du télescope et de celle de l’oculaire. 

Le calcul est très simple : focale du télescope / focale de l’oculaire.

Imaginons qu’avec notre télescope 130/900 nous utilisions un oculaire ayant une focale de 10 mm. 900/10 = 90. Les objets que nous observerons seront donc agrandis 90 fois.

Problème : plus le grossissement est important et plus vous perdez de luminosité.

Vous pouvez également calculer la luminosité de votre télescope avec cette formule : Focale du télescope (f)/Diamètre (D). Reprenons notre exemple : 900/130 = 6,92. 

Plus le chiffre que vous obtenez est petit et plus votre télescope captera de la lumière. Un télescope qui collecte beaucoup de lumière se situe autour de 4 – 5. Ce paramètre est surtout important pour faire de l’astrophotographie.

Alors, quand privilégier le grossissement à la luminosité, ou inversement ?

Étrangement, c’est pour les astres les plus proches de nous, c’est-à-dire les planètes, que vous avez besoin du plus fort pouvoir grossissant. Par ailleurs, elles bénéficient de l’avantage d’être très lumineuses, nous n’avons donc pas besoin d’un gros diamètre. Mais celui-ci donne tout de même l’avantage d’apporter plus de détails aux images.

En revanche, les objets du ciel profond sont très étendus et très peu lumineux. Ainsi, préférez miser sur un plus gros diamètre pour capter le plus de lumière possible et obtenir une image très détaillée. De plus, avec un trop fort grossissement, votre champ de vision sera rétréci et vous ne verrez pas l’objet céleste dans son ensemble.

La monture

La monture est l’élément qui relie le télescope au trépied. Elle permet l’orientation du télescope pour pointer des astres.

Deux types de montures sont utilisées. 

monture azimutaleAzimutale

La monture azimutale est la plus simple à utiliser. Elle permet d’orienter le télescope selon deux axes : horizontal et vertical.

Viser un astre avec est donc très facile. Par contre, dès qu’il sort de votre objectif vous devez à nouveau le chercher horizontalement et verticalement. 

Équatoriale 

monture équatoriale

L’équatoriale est plus complexe à prendre en main, mais offre plus de possibilités.

Une fois réglée, elle permet de suivre un astre bien plus facilement qu’avec une monture azimutale.

Pour cela, vous devez d’abord aligner le télescope avec l’axe de rotation de la Terre (à peu près l’étoile Polaire (je vous aide à la trouver ici)). Ensuite, pour suivre votre objet céleste, c’est simple, vous n’avez qu’un seul axe à déplacer (appelé l’axe de déclinaison). Cela facilite grandement le suivi d’un astre, particulièrement s’il est très loin. 

La monture équatoriale offre donc un confort d’utilisation.

Vous pourrez même lui ajouter un moteur afin de compenser le mouvement de rotation de la Terre. Le suivi de l’astre se fera alors automatiquement.

Cette monture (avec une motorisation) est indispensable pour faire de l’astrophotographie du ciel profond nécessitant des poses très longues. En effet, avec un temps de pose élevé, les objets célestes vont se décaler et sortir de votre objectif. Elle doit donc pouvoir les suivre automatiquement.

Télescope ou lunette astronomique ?

En réalité, deux grands types de télescopes existent. 

Des télescopes réfracteurs, plus communément appelés lunettes astronomiques, et des télescopes réflecteurs dits tout simplement télescopes.

Voyons maintenant plus en détail ces 2 catégories.

Lunette Astronomique

lunette astronomiqueFonctionnement

Une lunette est composée d’un tube et de plusieurs lentilles successives situées à l’avant.

La lumière entre par l’objectif et vous observez à l’arrière. Contrairement à un télescope, celle-ci ne parcourt qu’une seule fois le tube.

Les lentilles sont en verre et sont très chères à fabriquer. Une lunette avec une grande ouverture sera donc très coûteuse. De plus, à partir d’une certaine taille, les lentilles vont avoir tendance à se déformer sous l’effet de leur poids.

C’est pour ces raisons qu’au-delà d’un diamètre donné, mieux vaut se tourner vers un télescope.

Par ailleurs, l’un des défauts des lentilles, et donc par extension des lunettes astronomiques, est l’apparition d’aberrations chromatiques (perte de netteté et distorsion des couleurs) qu’il faut corriger.

Pour se faire, privilégiez les lunettes dites apochromatiques, car elles corrigent ces aberrations. 

D’autres lunettes, dites achromatiques, sont certes moins chères, mais elles ne traitent pas ces problèmes.

Malgré cela, à diamètre équivalent, la lunette offre une meilleure qualité d’image qu’un télescope.

Une astuce simple pour la distinguer facilement d’un télescope : elle aura tendance à avoir un diamètre plus petit que ce dernier et disposer d’un tube assez long.

schéma lunette astronomique

Pour quelle utilisation ?

Les lunettes sont surtout utilisées pour l’observation planétaire, c’est-à-dire la Lune et les planètes de notre Système solaire. Vous pouvez même les voir en pleine ville, car elles sont très lumineuses.

En revanche, observer le ciel profond sera plus compliqué à cause de son diamètre relativement petit. Pour rappel, plus le diamètre de l’appareil est petit et moins il capture de lumière. Or, les nébuleuses, galaxies, et autres objets du ciel profond, ne sont pas très lumineux.

Grâce à sa très bonne qualité d’image, elle peut également être utilisée pour faire de l’astrophotographie planétaire ainsi que du ciel profond. En effet, le manque de lumière est moins problématique en photographie puisqu’il peut se combler par un temps d’exposition plus long.

Avantages

  • Très peu de réglages
  • Plus léger et moins encombrant
  • Observation possible en ville
  • Meilleure qualité d’image à diamètre équivalent
  • Prix (jusqu’à un certain diamètre)
  • Très peu d’entretien

Inconvénients

  • Aberration chromatique
  • Observation du ciel profond difficile

Télescope

télescopeFonctionnement

Le télescope (ou réflecteur), lui, ne possède pas de lentilles, mais des miroirs.

La lumière traverse le tube puis va frapper le premier miroir au fond. Celui-ci est concave, ce qui permet de réfléchir la lumière en un point sur le second miroir. Ce dernier se trouve à l’avant du tube et renvoie ensuite la lumière sur le côté, vers l’oculaire.

Les miroirs sont moins coûteux à fabriquer que les lentilles en verre. Les télescopes sont donc moins chers que les lentilles à diamètre égal. 

Donc, si vous voulez une grande ouverture tournez-vous vers un télescope. 

Le miroir a pour avantage de ne pas créer d’aberrations chromatiques, car il renvoie les rayons lumineux dans la même direction, quelle qu’en soit la couleur, contrairement à une lentille. Mais, il provoque néanmoins une aberration optique dite de coma qui déforme les étoiles en bord de champ.

De plus, il nécessite plus de réglages qu’une lunette. Par exemple, vous devrez effectuer ce que l’on appelle une collimation afin d’aligner les miroirs. Une mauvaise collimation vous donnera des images floues. Vous devrez donc apprendre à effectuer ce réglage.

Pour quelle utilisation ?

Les télescopes sont employés pour contempler la Lune, les planètes et le ciel profond.

Mais attention, pour observer le ciel profond, vous devez avoir peu ou pas de pollution lumineuse. Donc, si vous vous trouvez en pleine ville, vous ne pourrez pas observer le ciel profond, même avec un télescope.

Ils sont également utilisés en astrophotographie.

Avantages

  • Diamètre plus élevé qu’une lunette pour le même coût
  • Possibilité d’observer le ciel profond
  • Pas d’aberrations chromatiques 

Inconvénients

  • Nécessite plus de réglages
  • Plus lourd et encombrant
  • Aberration Optique 

Les différents types de télescopes

Newton

télescope newton

Le télescope de Newton est le plus utilisé chez les débutants. En effet, sa fabrication est relativement basique, il est donc peu onéreux. 

Vous le reconnaîtrez par son oculaire qui se situe en haut et son tube ouvert.

Son miroir primaire (au fond du télescope) est concave (creux). Comme expliqué précédemment, il réfléchit la lumière en un point sur son second miroir. Ce dernier est plan et renvoie la lumière sur le côté où se situe l’oculaire.

schéma télescope newton

télescope araignéeCependant, ce type de télescope possède un défaut : il provoque l’apparition de ce que l’on appelle des aigrettes. Elles sont formées par la présence de l’armature, nommée araignée, qui sert à tenir le second miroir, en haut du tube. 

Ce sont les traits verticaux et horizontaux que vous voyez avec les étoiles sur la photo ci-dessous. Elles forment des croix autour des astres.

télescope aigrettes

De plus, le tube étant ouvert, il nécessite plus d’entretien. 

Avantages

  • Bon rapport qualité / prix

Inconvénients

  • Aberration Optique et Aigrettes
  • Plus d’entretien

Dobson

télescope dobson

Les télescopes de Dobson sont simplement des télescopes de Newton installés sur une monture azimutale dite Dobson. 

Il tire son nom de son inventeur, John Dobson, qui souhaitait concevoir un appareil accessible afin de faire découvrir l’astronomie au public. En effet, celui-ci est très facile à réaliser et est donc peu coûteux.

Si vous êtes un peu bricoleur, vous pouvez même la fabriquer vous-même !

Les Dobson sont par conséquent très appréciés, car ils offrent la possibilité d’avoir un plus gros diamètre qu’un Newton sur monture équatoriale, pour le même prix.

De plus, les montures sont très faciles à utiliser et ne nécessitent pas d’être réglées, contrairement aux équatoriales. 

Vous ne pourrez en revanche pas faire d’astrophotographie, car la monture ne permet pas le suivi des objets célestes. Tout du moins avec l’équipement d’origine, puisqu’il existe des « tables équatoriales » qui résolvent ce problème. Mais cela engendre un coût supplémentaire évidemment.

Avantages 

  • Prix
  • Facilité d’utilisation

Inconvénients

  • Pas d’astrophoto
  • Aberration Optique et Aigrettes

Cassegrain

Le Cassegrain est un télescope catadioptrique (mélange entre réflecteur et réfracteur). 

Il est composé de deux miroirs. Le premier est concave (creusé), et le second convexe (bombé). Contrairement au Newton, son miroir primaire est percé en son centre, car l’observation se fait à l’arrière, comme pour une lunette.

Cela permet d’allonger la longueur focale et ainsi d’obtenir des grossissements encore plus importants. La lumière ne parcourt plus une fois (comme la lunette astronomique), ni deux fois (comme le Newton), mais trois fois le tube !

Cela apporte un autre avantage considérable : le tube est très compact et donc plus facilement transportable. C’est une manière simple de le distinguer.

Le miroir secondaire est fixé sur la lentille à l’avant et non plus avec une araignée, par conséquent, plus de problème d’aigrettes !

schéma télescope cassegrain

C’est un télescope très utilisé pour l’astrophoto. Le miroir secondaire peut même être retiré pour positionner l’appareil photo à la place. Il permet ainsi de faire de magnifiques clichés de nébuleuses, galaxies et amas d’étoiles, même s’il souffre d’une certaine perte de lumière.

Vous vous en doutez sûrement, avec autant d’avantages, son principal inconvénient est son prix.

Avantages 

  • Très polyvalent
  • Haute performance
  • Focale très grande
  • Très compact 

Inconvénients 

  • Prix
  • Perte de lumière

Voici, les deux types de télescopes Cassegrain que l’on distingue. 

Schmidt-Cassegrain

télescope schmidt-cassegrain

Le Schmidt-Cassegrain possède en plus une lame de Schmidt à l’entrée du tube. Elle sert à compenser les défauts dus à la courbure du miroir qui se trouvedau fond.

À ouverture et focale égale, il est (beaucoup) plus cher qu’un Newton.

Mais c’est une véritable machine à tout faire : lunaire, planétaire, ciel profond et astrophoto ! En plus, il offre des images lumineuses et nettes.

Maksutov-Cassegrain

télescope maksutov-cassegrain

Les lames de Schmidt étant très coûteuses, elles ont été remplacées par un ménisque dans le Maksutov. Ce dernier est plus facile à fabriquer et donc moins onéreux, ce qui lui confère un excellent rapport qualité-prix.

Il est principalement utilisé pour le planétaire.

Maintenant que vous en savez plus sur les télescopes, voyons les critères que vous devez analyser pour faire votre choix.

Choisir un télescope

Les critères pour choisir

Le lieu de l’observation 

Si vous ne pouvez observer qu’en ville, optez plutôt pour une lunette astronomique. L’image des planètes sera plus nette et vous ne pourrez de toute façon pas contempler le ciel profond à cause de la pollution lumineuse. 

En revanche, si vous regardez en campagne, ou avec peu de luminosité, les deux instruments peuvent convenir.

Le type d’utilisation

Comme je vous l’expliquais dans l’introduction, vous devez savoir ce que vous souhaitez faire et ce que vous voulez observer afin de choisir votre télescope. Visuel ou astrophotographie ? Planétaire ou ciel profond ?

Mais pas de panique, certains télescopes sont polyvalents !

Cependant, l’astrophoto est plus complexe et nécessite du matériel encore plus coûteux. C’est pourquoi, lorsque l’on débute, on se concentre généralement sur l’observation. 

Néanmoins, si vous le désirez, avec une monture équatoriale, vous pourrez commencer à vous initier à l’astrophoto.

L’encombrement

Un télescope est encombrant voir lourd. Pensez-y si vous souhaitez le transporter. Vérifiez donc bien le poids et la taille de l’appareil avant de l’acheter.

Budget 

Enfin, dernier critère, et pas des moindres, votre budget. Il a un rôle important dans la décision de votre achat.

Système GoTo

télescope goto

Vous avez peut-être déjà vu ce terme. Si vous parlez un minimum anglais, vous pouvez deviner son utilité.

Le système GoTo permet de trouver automatiquement ce que vous voulez observer. Enfin… pas tout à fait, vous devez tout de même travailler un peu !

Comment ça marche ? 

Une liste d’objets célestes est intégrée à une télécommande qui pilote l’instrument. Le dispositif dirige les moteurs des montures (elles doivent donc être équipées d’une motorisation…) et pointe ce que vous souhaitez observer.

Pour que cela fonctionne, vous devez viser des étoiles repères, et entrer des informations dans la télécommande : votre position (latitude et longitude), la date, et l’heure exacte à la seconde près.

Vous l’avez compris, il ne s’agit donc pas juste d’appuyer sur un bouton… !

Alors, GoTo ou pas ?

Le système peut est utile pour trouver des objets lorsque l’on ne connaît pas le ciel. Cependant, selon moi, savoir se repérer dans celui-ci est primordial. 

Cela fait également partie des plaisirs de l’astronome amateur. N’est-il pas plus plaisant d’observer un astre que vous avez cherché vous-même ?!

Mais si vous êtes vraiment rebuté par le fait de rechercher manuellement, sachez que cette option est disponible, moyennant des frais supplémentaires bien sûr.

Un autre système, appelé PushTo, permet également de trouver les objets célestes. Cependant, il ne les vise pas automatiquement. Il vous indique de quel côté orienter votre appareil pour les trouver.

Vous en savez désormais plus sur le fonctionnement des télescopes, et avez eu le temps de réfléchir à la manière dont vous souhaitez vous servir de votre appareil.

Voyons maintenant concrètement quel télescope peut vous convenir. Pour cela, je vais vous présenter plusieurs appareils correspondant à votre budget. Pour vous donner une idée de ce que vous pourriez observer avec, voici un simulateur de télescope.

Gammes de prix

Moins de 200 € 

Télescope Skywatcher AC 70/700 Mercury AZ-2 

  • Type : Lunette Astronomique
  • Monture : Azimutale
  • Utilisation : Planétaire
  • Astrophoto : Non
  • Poids total : 4 kg

Entre 200 € et 400 €

Télescope Skywatcher N 130/900 Explorer EQ-2 

  • Type : Télescope de Newton
  • Monture : équatoriale
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Initiation
  • Poids total : 22,1 kg

Télescope Dobson Skywatcher N 150/1200 Skyliner Classic DOB 

  • Type: Télescope de Dobson
  • Monture : Dobson
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Non
  • Poids total : 25 kg

Télescope Dobson Skywatcher N 200/1200 Skyliner Classic DOB 

  • Type: Télescope de Dobson
  • Monture : Dobson
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Non
  • Poids total : 26 kg

Entre 400 € et 700 €

Télescope Skywatcher N 150/750 Explorer BD NEQ-3

  • Type : Télescope de Newton
  • Monture : équatoriale
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Oui

Télescope Dobson Orion N254/1200 SkyQuest XT10 Classic DOB 

  • Type : Télescope de Dobson
  • Monture : Dobson
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Non

Télescope Maksutov Celestron MC 127/1500 NexStar 127 SLT GoTo 

  • Type : Télescope de Maksutov-Cassegrain
  • Monture : Azimutale avec GoTo
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Oui

Télescope Skywatcher N 200/1000 Explorer 200P HEQ-5 Pro SynScan GoTo

  • Type : Télescope de Newton
  • Monture : équatoriale
  • Utilisation : Planétaire/Ciel Profond
  • Astrophoto : Oui
  • Poids total : 32 kg

J’espère que cet article vous aura aidé à comprendre un peu plus le monde des télescopes, et qu’il vous aura éclairé pour votre futur achat.

Il n’est que le premier d’une longue série sur ces merveilleux appareils…

N’hésitez pas à laisser vos questions en commentaire, je me ferais un plaisir d’y répondre (dans la limite de mes connaissances évidemment !). 

Et si vous possédez déjà un appareil (cité ou non), votre retour d’expérience serait grandement apprécié !

N’oubliez pas, avec ou sans télescope, gardez la tête dans les étoiles… 🙂

(Les liens vers les produits sont des liens affiliés, c’est-à-dire que nous touchons une petite commission si vous effectuez votre achat depuis ce lien. Cela n’augmente évidemment pas le prix pour vous ! De plus, nous recommandons toujours des produits que nous connaissons ou que nous avons étudiés. Nous ne mettons donc jamais de lien vers des articles que nous n’achèterions pas nous-même. Cela permet de nous aider à développer ce blog.)

4 commentaires sur « Comment bien choisir son télescope ? »

  • Bien sympathique ton article ! Clair, concis et très complet, parfais pour débuter ! 😉
    Afin qu’il devienne ultra-complet ^^, pourquoi ne pas ajouter un petit paragraphe sur le système “push-to” ? Simple suggestion, bravo en tout cas ! 🙂

  • Bonjour, je possède un omegon 114/900, c’est un excellent article néanmoins il me semble important de préciser que pour un débutant il faut acheter une lunette astronomique ou un télescope type newton simple d’utilisation. J’ai commencé il y a un an à peu près, et au début c’était très compliqué pour faire correctement tout les réglages et arriver à observer quelque chose d’autre que de simple étoiles parce que bon c’est sympa 2 minutes mais voilà quoi. Je pensais passer sur un télescope peut être un peu plus puissant, comme pour le ciel profond ou planètes lointaines types Uranus/Neptune (je ne m’attend pas à quelque chose de dingue mais même avec mon plus gros grossissement on les confond avec des étoiles) ou encore les nébuleuses, ainsi, si vous aviez une idée de ce qui pourrait m’aller cela serait grandement apprécié ! (J’ai un bon ciel sans qu’il soit exceptionnel non plus (de campagne avec 2/3 éclairages publics quoi))
    Bonne soirée

    • Hello, effectivement choisir un télescope compliqué à utiliser lorsque l’on débute risque de nous dégouter. Tu avais quoi au début du coup ? Si tu ne comptes pas faire de photo de ciel profond, le Dobson est idéal. Facile d’utilisation et rapport diamètre/prix très bon. Il a par compte un autre inconvénient, en plus de ne pas être fait pour la photo CP, c’est son encombrement. Donc ça va dépendre de si tu observes chez toi ou non par exemple. Sinon tu peux aussi te tourner du côté des lunettes. C’est ce que je compte faire personnellement. La petite 80ED est un très bon rapport qualité/prix. Tu pourras faire de la photo (si ta monture est assez solide évidemment) et elle tient dans une petite valise. Bon par contre son diamètre est bien inférieur aux Dobson que tu pourrais avoir pour le même prix. Après c’est un choix, on ne peut pas tout avoir. Personnellement je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faut du matériel que l’on a envie d’utiliser et qui ne nous dégoute pas par trop de réglages ou de mise en place compliquée.

      Bonne recherche, tu me diras ce que tu as choisi 🙂

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